Sealway
Livraison · e-commerce, transport, logistique

Marchandise endommagée à la livraison : documentez son état sans attendre.

Colis écrasé, palette abîmée, produit cassé : photographiez l’emballage et la marchandise avant qu’on ne les déplace, et conservez une preuve datée et vérifiable de leur état. Les réserves sur le bon de livraison et les formalités de réclamation restent la procédure ; Sealway fixe ce qui était visible à la réception, et quand. Il ne détermine ni qui est responsable, ni à quel moment le dommage s’est produit.

Conçu pour

  • Responsables logistique et réception
  • Expéditeurs : industriels, grossistes, e-commerçants
  • Destinataires : magasins, entrepôts, installateurs
  • Artisans expédiant du matériel coûteux
  • Consommateurs recevant une commande
  • Transporteurs et logisticiens

Le problème : documenter une livraison endommagée avant que le chauffeur ne reparte.

Une entreprise reçoit une palette contenant plusieurs équipements. Le film plastique est déchiré et l’un des cartons présente un enfoncement important. À l’ouverture, une machine est endommagée. Le chauffeur attend une signature ; dans quelques minutes, il sera reparti.

Les questions arrivent toutes en même temps : faut-il accepter la livraison ? Que faut-il écrire sur le bon de livraison ? Quelles photos prendre, et dans quel ordre ? Faut-il conserver l’emballage ? À qui adresser la réclamation, et dans quel délai ? Quelques heures plus tard, l’emballage est jeté, la marchandise déplacée, le dommage parfois déjà réparé : ce qui était visible à la réception ne l’est plus.

La question de fond est simple : dans quel état se trouvait réellement la marchandise lorsqu’elle a été réceptionnée ? Et, lorsqu’une documentation existe aussi au départ : le dommage était-il déjà visible avant l’expédition, ou est-il apparu pendant le transport ? Sealway permet de documenter ces états successifs, rattachés à des fichiers précis et à une date précise.

Une preuve ne remplace pas les délais et formalités de réclamation.

Photographier et horodater un dommage n’interrompt pas à lui seul un délai de réclamation et ne remplace ni une réserve, ni une protestation, ni une notification exigée par le régime applicable. Dans le transport de marchandises, l’article L. 133-3 du Code de commerce impose au destinataire une protestation motivée dans un délai très court ; dans une vente à un consommateur, les droits contre le vendeur obéissent à d’autres règles. La preuve Sealway s’ajoute à la procédure ; elle ne s’y substitue pas. À la réception :

  • photographiez ce qui est visible avant tout déplacement : palette, colis, étiquette, dommage ;
  • refusez la livraison ou portez des réserves précises sur le bon de livraison, avant le départ du chauffeur ;
  • informez le vendeur ou le transporteur, selon le régime applicable, dans les formes et délais prévus ;
  • créez la preuve sur place et conservez l’emballage tant que la réclamation n’est pas réglée.

Le bon décrit, les photos montrent, Sealway date.

Le bon de livraison, ou la lettre de voiture, est le document de la réception : c’est là que les réserves s’écrivent, et c’est ce que le transporteur et le vendeur liront en premier. Sa limite est descriptive : « colis abîmé » ne dit ni quel colis, ni où, ni ce qui était visible de la marchandise.

Les photos et vidéos montrent ce que les mots résument. Reste leur contexte : des semaines plus tard, il faut pouvoir établir quand elles ont été prises, qu’elles n’ont pas été retouchées et qu’elles concernent bien cette livraison. C’est ce que Sealway apporte : la date et l’intégrité des fichiers, rien d’autre.

Bon de livraison : réserves précises Photos et vidéos : état visuel Sealway : date et intégrité des fichiers

Trois couches, trois rôles : le bon décrit, les photos montrent, Sealway date. Aucune ne fait le travail des deux autres.

Deux régimes à ne pas confondre : le transport de marchandises et la vente à un consommateur.

Entreprise, transporteur, entreprise : le Code de commerce encadre l’action contre le transporteur. Vendeur professionnel, transporteur, consommateur : le Code de la consommation fait du vendeur l’interlocuteur. Les mêmes photos servent les deux ; les délais, les formalités et l’interlocuteur diffèrent.

Code de commerce, art. L. 133-1 et L. 133-5

Transport de marchandises : le voiturier est garant des avaries

Le voiturier est garant de la perte des objets à transporter, hors les cas de force majeure. « Il est garant des avaries autres que celles qui proviennent du vice propre de la chose ou de la force majeure. » Toute clause contraire insérée dans une lettre de voiture, un tarif ou une autre pièce est nulle. Sans préjudice du Code des transports, ce chapitre s’applique aux transporteurs routiers, fluviaux et aériens.

Code de commerce, art. L. 133-3 et L. 133-4

Trois jours pour la protestation motivée, dans les formes

La réception des objets transportés « éteint toute action contre le voiturier pour avarie ou perte partielle si dans les trois jours, non compris les jours fériés, qui suivent celui de cette réception, le destinataire n’a pas notifié au voiturier, par acte extrajudiciaire ou par lettre recommandée, sa protestation motivée ». Une demande d’expertise formée dans ce délai vaut protestation. Toute stipulation contraire est nulle ; cette dernière règle ne s’applique pas aux transports internationaux.

Code de la consommation, art. L. 216-2 et L. 216-3

Vente à un consommateur : le risque passe à la prise de possession

Tout risque de perte ou d’endommagement du bien est transféré au consommateur « au moment où ce dernier ou un tiers désigné par lui prend physiquement possession de ces biens ». Lorsque le consommateur confie le bien à un transporteur autre que celui proposé par le professionnel, le risque lui est transféré dès la remise du bien au transporteur. Ces dispositions s’appliquent aussi aux contrats conclus avec des non-professionnels (art. L. 216-8).

Code de la consommation, art. L. 221-15

Vente à distance : le vendeur répond de plein droit de la livraison

Le professionnel « est responsable de plein droit à l’égard du consommateur de la bonne exécution des obligations résultant du contrat conclu à distance, que ces obligations soient exécutées par le professionnel qui a conclu ce contrat ou par d’autres prestataires de services, sans préjudice de son droit de recours contre ceux-ci ». Il ne s’exonère qu’en prouvant que l’inexécution est imputable au consommateur, au fait imprévisible et insurmontable d’un tiers ou à la force majeure. Un vendeur ne peut donc pas renvoyer le consommateur régler seul son problème avec le transporteur.

Code de la consommation, art. L. 216-5, L. 217-3 et L. 217-7

Signer sans réserve ne fait pas perdre la garantie de conformité

Un écrit remis au consommateur lors de l’entrée en possession mentionne la possibilité de formuler des réserves, notamment en cas de défaut du bien ; mais « l’absence de réserves formulées par le consommateur lors de la réception du bien n’exonère pas le professionnel de la garantie de conformité du bien qu’il doit au consommateur ». Le vendeur répond aussi des défauts de conformité résultant de l’emballage, et les défauts qui apparaissent dans les vingt-quatre mois de la délivrance (douze mois pour un bien d’occasion) sont, sauf preuve contraire, présumés exister au moment de celle-ci.

Convention CMR, art. 30

Transport international par route : d’autres délais

Pour un transport international routier soumis à la Convention CMR, le destinataire qui prend livraison sans constat contradictoire et sans réserves adressées au transporteur « au plus tard au moment de la livraison s’il s’agit de pertes ou avaries apparentes, ou dans les sept jours à dater de la livraison, dimanche et jours fériés non compris, lorsqu’il s’agit de pertes ou avaries non apparentes » est présumé, jusqu’à preuve contraire, avoir reçu la marchandise dans l’état décrit dans la lettre de voiture ; les réserves pour avaries non apparentes doivent être écrites. Les délais et formalités peuvent différer selon le type de transport et son caractère national ou international : vérifiez le régime applicable à votre expédition.

Cour de cassation · chambre commerciale · 20 janvier 1998

Cass. com., 20 janvier 1998, n° 95-19.774

Rejet · publié au bulletin · décision attaquée : cour d’appel d’Amiens, 7 juillet 1995

Des plaques de granit sont livrées par le Sernam. Le destinataire réceptionne en portant sur le bon de livraison la mention « sous réserve de déballage », constate des avaries à l’ouverture et assigne le transporteur. Devant la Cour de cassation, celui-ci soutient qu’une réception sans réserves « significatives, complètes et précises » fait présumer une réception conforme, et que la mention portée sur le bon est insuffisante à établir la réalité du dommage au moment de la livraison. Le pourvoi est rejeté, mais ce n’est pas la mention qui a justifié la décision.

Dans les trois jours, conformément aux dispositions de l’article 105 du Code de commerce, la société Artcom a notifié par lettre recommandée sa protestation motivée au transporteur, et, d’un autre côté, [que] les dégâts constatés par la société Artcom à l’ouverture des colis ont été corroborés par un constat d’huissier.

Cass. com., 20 janvier 1998, n° 95-19.774 (l’article 105 ancien est devenu l’article L. 133-3)

Ce que Sealway en retient

Ce n’est pas « sous réserve de déballage » qui a sauvé l’action, mais la protestation motivée notifiée dans les trois jours et des dégâts constatés à l’ouverture, corroborés par un tiers. La formalité dans le délai d’un côté, la documentation de l’état à l’ouverture de l’autre : Sealway sert la seconde ; il ne dispense jamais de la première.

Lire la décision sur Légifrance →

À la réception : documenter avant de déplacer, d’ouvrir ou de jeter.

Lorsque la situation le permet et sans se mettre en danger, quelques minutes suffisent, dans un ordre qui conserve le contexte : la vue générale d’abord, le dommage en gros plan en dernier. Un gros plan isolé d’une pièce cassée dit peu de choses ; la même pièce, montrée dans son carton, sur sa palette, dit où et comment.

Ce qu’il faut photographier avant même d’ouvrir

  • la vue générale : palette complète, colis complet, emplacement de dépose ;
  • l’emballage extérieur : carton écrasé, déchirure, perforation, traces d’eau ou d’humidité ;
  • le film plastique, le feuillard, les cornières, une palette cassée ;
  • les scellés, rubans de sécurité ou témoins de choc s’il y en a ;
  • l’étiquette : numéro d’expédition, référence colis, étiquette transport, numéro de palette ;
  • le nombre de colis reçus, à rapprocher de celui annoncé ;
  • le bon de livraison ou la lettre de voiture, avec les réserves écrites ;
  • cadrez la marchandise, pas les personnes : ni le chauffeur, ni les colis d’autres destinataires, ni les données inutiles à la réclamation.
  1. 1

    La palette ou le colis, de loin

    Une vue générale par face, qui situe l’ensemble : lieu, palette, colis, film, feuillard. C’est la référence de tout ce qui suit.

  2. 2

    L’étiquette et le bon

    Numéro d’expédition, référence, nombre de colis annoncés. Puis le bon de livraison avec les réserves écrites, avant la signature si possible.

  3. 3

    L’emballage endommagé

    Chaque dommage extérieur en trois plans : le colis entier, la zone touchée, le détail. Enfoncement, déchirure, perforation, trace d’humidité.

  4. 4

    L’ouverture et les protections intérieures

    Carton fermé, ouverture, calage, mousse, film : une vidéo courte ou plusieurs photos successives conservent le contexte. Ce n’est pas une obligation ; c’est du contexte en plus. Depuis l’application, une vidéo n’a pas de limite de durée : l’enregistrement s’arrête quand la preuve atteint 250 Mo.

  5. 5

    Le produit, puis le dommage en gros plan

    Le produit entier tel qu’il apparaît dans son emballage, puis la partie endommagée, puis le détail : rayure, casse, pièce manquante, avec une référence de taille si possible.

  6. 6

    La preuve, sur place

    Créez la preuve avant de quitter la zone de réception : jusqu’à 10 fichiers par preuve, 250 Mo au total. Pour une palette, une preuve « Réception » pour l’extérieur et une par colis endommagé, dans un dossier au nom de l’expédition.

Palette Colis Emballage endommagé Protections intérieures Produit Dommage en gros plan

La sécurité prime sur la documentation. Un colis qui fuit, une batterie endommagée, une substance inconnue, une charge instable ou une palette qui menace de basculer ne se manipulent pas pour une photo : on s’éloigne, on prévient, on applique les consignes du site et du transporteur. Et une photo de l’emballage prise de trop près, sans l’étiquette ni le numéro de colis, ne se rattache à rien : l’horodatage date l’image, il ne dit pas de quel colis il s’agit.

Expéditeur : documenter l’état avant le départ.

L’expéditeur peut lui aussi créer une preuve avant l’enlèvement : produit intact, protections, fermeture du carton, palette filmée, scellés, état au moment de la prise en charge. Le destinataire crée ensuite une seconde preuve à la réception. On obtient deux états documentés, datés indépendamment, aux deux extrémités du transport.

  1. J · 14 h

    Avant fermeture

    Produit intact sous tous les angles, numéro de série, protections et calage en place.

  2. J · 15 h

    Colisage

    Carton fermé, palette montée, filmage, feuillard, étiquettes et scellés posés.

  3. J · 16 h

    Enlèvement

    État au moment de la prise en charge, lettre de voiture ou bordereau signé, réserves éventuelles du transporteur au chargement. Preuve Sealway « Expédition » créée.

  4. J+1, J+2

    Transport

    Rien à documenter : la marchandise n’est plus sous la main de l’expéditeur.

  5. J+3 · 9 h

    Réception

    Emballage endommagé : le destinataire photographie palette, colis, dommage, porte ses réserves et crée la preuve « Réception ».

Deux états différents ne permettent pas, à eux seuls, de déterminer juridiquement qui est responsable entre les deux, ni à quel moment le dommage matériel s’est produit. Ils documentent une évolution entre deux dates ; le contrat, le régime de transport applicable et, le cas échéant, l’expert ou le juge font le reste.

Accepter, refuser, réserver, prévenir : les décisions de la réception.

Les sources officielles ne fixent pas une règle unique ; elles donnent une direction. Vérifiez ce que prévoient votre contrat et vos conditions de livraison.

Vérifier avant de signer

Comptez les colis, regardez chaque face, ouvrez si c’est possible et si le livreur y consent : la vérification à la réception est le moment qui compte.

Refuser lorsque le dommage est visible

La DGCCRF recommande, lorsque la marchandise n’est pas conforme au bon de commande ou a été endommagée pendant le transport, de la refuser, de porter ses réserves expresses sur le bon de livraison et surtout d’avertir le vendeur dans les plus brefs délais. Un refus se documente aussi : photos, mention du refus sur le bon, échange avec le transporteur.

Accepter avec des réserves précises

Si vous acceptez, écrivez ce que vous voyez, colis par colis, avant que le chauffeur ne reparte.

Prévenir rapidement le bon interlocuteur

Le vendeur, dans une vente à un consommateur ; le transporteur et, selon le contrat, l’expéditeur ou le commissionnaire de transport, dans un transport entre professionnels. Par écrit, en gardant une copie.

Des réserves précises, pas des formules.

Des réserves vagues protègent peu. Une réserve utile décrit ce qui est observé : quel colis, quel endroit, quel dommage, quelle quantité.

Ce qui ne décrit rien

« Sous réserve de déballage », « colis abîmé », « sous réserve » : ces formules ne disent ni quel colis, ni quel dommage, et un transporteur les contestera, comme dans l’affaire jugée le 20 janvier 1998.

Ce qui décrit

« Carton n° 3 enfoncé sur l’angle inférieur droit, film extérieur déchiré, panneau latéral de la machine visible et rayé. » Un colis, un endroit, un dommage, un état de la marchandise. Autant de lignes que de colis touchés, datées et signées.

Réserves et protestation motivée

Dans le transport de marchandises, les réserves du destinataire ne valent protestation motivée que si elles ont été non seulement formulées, mais acceptées par le voiturier au moment même de la réception (Cass. com., 3 janvier 1978, n° 76-14.269). Sans cette acceptation, la lettre recommandée ou l’acte extrajudiciaire dans les trois jours reste nécessaire ; adressée au fabricant plutôt qu’au transporteur, la lettre ne réserve rien.

Et pour le consommateur

Les réserves servent à documenter le problème et facilitent le recours contre le vendeur ; leur absence n’exonère pas le professionnel de la garantie de conformité (art. L. 216-5). Écrivez-les quand même : elles fixent ce que le livreur a vu, à ce moment-là.

Palette, plusieurs unités, documents à joindre.

Palette de vingt unités, trois cartons endommagés, deux produits effectivement cassés : la documentation suit la même progression, unité par unité.

La palette, puis les cartons touchés

Vue générale de la palette avec ses étiquettes, puis chaque carton endommagé avec son numéro ou sa référence lisible, puis son contenu. Les cartons intacts n’ont pas besoin d’un gros plan : une vue d’ensemble suffit.

Compter, référencer, quantifier

Notez sur le bon et dans la description de la preuve : combien de colis reçus, combien endommagés, quels produits, quelle quantité. Sealway ne fait aucun rapprochement automatique avec un bon de commande ou un WMS ; le titre et la description de la preuve, modifiables, servent à cela.

Les documents utiles

Bon de livraison ou lettre de voiture, CMR pour un transport international, facture, bon de commande, packing list, bordereau du transporteur, échanges écrits : un PDF ou une capture d’écran s’ajoute à la preuve comme une photo. Rien n’est obligatoire ; tout ce qui date et situe la livraison est utile.

Plusieurs preuves, un dossier Sealway

Une preuve accepte jusqu’à 10 fichiers. Au-delà, créez une preuve par colis endommagé, ou par lot, dans un dossier au nom de l’expédition : la chronologie reste lisible et chaque preuve est vérifiable séparément.

Après avoir documenté le dommage : la réclamation.

La preuve fait partie des pièces de la réclamation. Voici ce qui l’accompagne, selon le régime.

Les pièces

Bon de livraison et réserves, photos et vidéos, preuves Sealway « Expédition » et « Réception », facture, bon de commande, numéro de suivi, correspondances, déclaration au transporteur, demande au vendeur.

Transport entre professionnels

Protestation motivée au transporteur, dans les formes et le délai de l’article L. 133-3 ; demande d’expertise (art. L. 133-4) si l’état de la marchandise est contesté ; action dans le délai d’un an (art. L. 133-6). Le contrat de transport et, le cas échéant, l’assurance marchandises précisent le reste.

Vente à un consommateur

Demande écrite au vendeur : réparation, remplacement ou remboursement au titre de la garantie légale de conformité, sans frais de retour à la charge du consommateur lorsque le produit est endommagé. Sans accord, le médiateur de la consommation, SignalConso et les associations de consommateurs.

Emballage et pièces à conserver

Avant de jeter l’emballage, les protections, la palette ou les pièces cassées, vérifiez les instructions du vendeur, du transporteur ou de l’assureur : ils peuvent en avoir besoin pour comprendre et documenter le dommage, parfois pour une expertise. Conservez-les tant que la réclamation n’est pas réglée.

Exemple B2B : une machine expédiée sur palette.

  1. 2 septembre

    Avant enlèvement

    Une PME expédie une machine de plusieurs milliers d’euros. Elle photographie la machine intacte, les protections, la caisse fermée, la palette filmée et le bordereau signé au chargement. Preuve « Expédition » créée.

  2. 5 septembre

    Réception

    Le client constate une caisse perforée et un choc sur la machine. Vue générale, caisse, perforation, protections, dommage ; réserves précises sur la lettre de voiture ; preuve « Réception » créée sur le quai.

  3. 6 septembre

    Protestation et pièces

    Lettre recommandée motivée au transporteur dans les trois jours, copie à l’expéditeur, les deux preuves jointes à la réclamation avec la lettre de voiture et la facture.

Les deux preuves permettent de comparer deux états documentés, à des dates que ni l’expéditeur ni le destinataire n’ont fixées eux-mêmes. Elles ne disent ni qui a causé le choc, ni si l’emballage était suffisant, ni ce que vaut l’indemnisation : le contrat de transport, l’expertise éventuelle et le régime applicable en décident. Elles évitent surtout que la discussion porte sur ce qui était visible, plutôt que sur qui en répond.

Transport B2B, achat B2C, international : qui est l’interlocuteur ?

Quatre situations fréquentes, leur interlocuteur principal et leur point d’attention. Le contrat et le régime applicable priment toujours.

Interlocuteur principal et point d’attention selon la situation
Situation Interlocuteur principal Point d’attention
Transport de marchandises entre professionnels, en France Le transporteur et, selon le contrat, l’expéditeur ou le commissionnaire de transport Réserves à la livraison et protestation motivée dans les trois jours (Code de commerce, art. L. 133-3) ; prescription d’un an (art. L. 133-6).
Achat à distance par un consommateur auprès d’un vendeur professionnel, transporteur proposé par le vendeur Le vendeur professionnel Responsabilité de plein droit du vendeur (art. L. 221-15) et garantie légale de conformité ; les réserves aident, leur absence ne fait pas perdre la garantie (art. L. 216-5).
Consommateur qui confie le bien à un transporteur non proposé par le vendeur Le transporteur Le risque passe au consommateur dès la remise au transporteur (art. L. 216-3) ; délai de l’article L. 133-3, porté à dix jours si le transporteur ne justifie pas avoir permis la vérification (art. L. 224-65).
Transport international par route soumis à la Convention CMR Selon le contrat et le régime applicable Réserves au plus tard à la livraison pour les avaries apparentes, écrites dans les sept jours pour les avaries non apparentes (CMR, art. 30).

Les mêmes photos servent dans les quatre situations. Ce qui change, c’est à qui l’on s’adresse, dans quel délai et dans quelle forme.

Ce que Sealway permet d’établir, et ce qu’il ne détermine pas.

Sealway permet d’établir

  • qu’une photo, une vidéo ou un document déterminé existait à une date donnée ;
  • que le fichier présenté ultérieurement correspond à celui de la preuve ;
  • l’état visuellement documenté d’un emballage ;
  • l’état visuellement documenté d’une marchandise ;
  • une chronologie entre expédition et réception, lorsque plusieurs preuves existent.

Sealway ne permet pas, à lui seul, d’établir

  • qui a causé le dommage ;
  • à quel moment exact le choc s’est produit ;
  • que l’emballage était juridiquement suffisant ;
  • que le transporteur ou le vendeur est responsable ;
  • le montant du dommage, la valeur de remplacement ou l’indemnité ;
  • l’application d’une assurance ou d’une garantie ;
  • le respect de toutes les formalités de réserve ou de protestation.

Le transporteur, le vendeur, l’assureur, l’expert et, le cas échéant, le juge apprécient les éléments. Une preuve Sealway en est un : celui qui établit la date et l’intégrité des fichiers.

Ce que l’horodatage qualifié change pour une livraison endommagée.

À la réception, les photos sont placées dans une preuve Sealway. Des semaines plus tard, il est possible de vérifier que les fichiers présentés sont bien ceux rattachés à l’horodatage créé ce jour-là.

  • Empreinte SHA-512 de chaque fichier : la preuve porte sur cette version exacte ; modifier le fichier change l’empreinte, et l’empreinte ne permet pas de reconstituer le fichier.
  • Horodatage électronique qualifié : présomption d’exactitude de la date et de l’heure et d’intégrité des données (règlement eIDAS, art. 41, § 2). La date ne vient ni de l’appareil, ni de Sealway.
  • Dossier de preuve vérifiable sans Sealway : certificat, manifeste, jeton d’horodatage et empreintes, avec les références d’ancrage sur blockchains publiques.
Le mécanisme en détail : créer une preuve à partir de vos fichiers

Questions fréquentes

Ce que demandent les réceptionnaires, les expéditeurs et les clients, sur le quai et après la facture.

Faut-il refuser un colis endommagé ?
Les sources officielles vont dans ce sens lorsque le dommage est visible : la DGCCRF indique que l’on peut refuser la livraison d’un bien endommagé et que, si on l’accepte, il faut noter ses remarques sur le bon de livraison et contacter rapidement le service client. Ce n’est pas une règle universelle : un dommage limité à l’emballage, une marchandise attendue d’urgence ou un contrat qui prévoit une autre procédure peuvent conduire à accepter avec des réserves précises. Dans tous les cas, documentez avant de décider.
Faut-il prendre des photos avant d’ouvrir le colis ?
Oui, lorsque la situation le permet : le colis fermé avec son étiquette, chaque face, les dommages extérieurs, les scellés. Service-Public.fr conseille d’ailleurs de prendre des photos à la réception pour prouver la situation au vendeur ou au transporteur. Les photos avant ouverture montrent que le dommage extérieur existait à l’arrivée ; celles de l’ouverture relient ce dommage à l’état du produit.
Le délai de trois jours de l’article L. 133-3 s’applique-t-il à tous les achats en ligne ?
Non. Il concerne l’action contre le transporteur dans le transport de marchandises : la réception éteint l’action pour avarie si le destinataire n’a pas notifié sa protestation motivée dans les trois jours, jours fériés non compris, par lettre recommandée ou acte extrajudiciaire, et la Cour de cassation l’applique à toute avarie, quelle que soit sa gravité (Cass. com., 5 mai 2015, n° 14-11.148). Un consommateur qui a acheté auprès d’un vendeur professionnel exerce ses droits contre le vendeur, responsable de plein droit (art. L. 221-15), sans être enfermé dans ce délai ; la DGCCRF précise que le délai de trois jours prévu par certains contrats est celui du vendeur pour se retourner contre son transporteur. Le consommateur qui agit lui-même contre le transporteur, notamment lorsqu’il l’a choisi, retrouve ce délai, porté à dix jours si le transporteur ne justifie pas lui avoir laissé la possibilité de vérifier (art. L. 224-65).
Qui est responsable si une commande e-commerce arrive cassée ?
À l’égard du consommateur, le vendeur professionnel : dans un contrat conclu à distance, il est responsable de plein droit de la bonne exécution des obligations, qu’il assure lui-même la livraison ou fasse appel à d’autres prestataires (art. L. 221-15), et il ne peut pas renvoyer l’acheteur régler seul le problème avec le transporteur : adressez-lui votre réclamation et demandez la réparation, le remplacement ou le remboursement. Entre professionnels, la réponse dépend du contrat de vente, des conditions de livraison et du contrat de transport. Qui a effectivement causé le dommage est une autre question, que Sealway ne tranche pas.
Un expéditeur peut-il prouver que la marchandise était intacte au départ ?
Il peut documenter son état visible avant l’enlèvement : produit intact, protections, carton fermé, palette filmée, scellés, bordereau signé au chargement, et créer une preuve Sealway à ce moment-là. Cette preuve établit que ces fichiers existaient à cette date et n’ont pas été modifiés ; elle montre ce qui était visible avant le transport. Elle ne prouve pas que l’emballage était suffisant, ni que le dommage constaté ensuite est imputable au transporteur : le régime du transport, les réserves du transporteur au chargement et l’expertise éventuelle en décident.
Le colis a été laissé devant la porte, ou retiré en point relais, sans vérification avec le livreur : que faire ?
Photographiez le colis là où il a été déposé, avant de le déplacer si possible, puis l’étiquette, les dommages extérieurs et l’ouverture ; créez la preuve immédiatement ; conservez l’emballage ; contactez rapidement le vendeur par écrit. En point relais, signalez le dommage au commerçant avant de repartir lorsque c’est possible, et vérifiez les modalités de refus ou de réserve du réseau concerné. Pour un consommateur qui prend personnellement livraison, le délai pour agir contre le transporteur est porté à dix jours lorsque celui-ci ne justifie pas avoir laissé la possibilité de vérifier l’état du colis (art. L. 224-65) ; les droits contre le vendeur, eux, ne dépendent pas de cette vérification. Sealway documente ; il ne règle pas juridiquement la question.
Sealway détermine-t-il qui a causé le dommage ?
Non. Sealway établit qu’un fichier existait à une date donnée et n’a pas été modifié depuis, et permet de constater ce que ce fichier montre, tel qu’il le montre. Il ne détermine ni l’auteur du dommage, ni le moment exact du choc, ni la suffisance de l’emballage, ni la responsabilité du transporteur ou du vendeur, ni le montant de l’indemnisation.

Références

Textes, documents officiels et décisions cités sur cette page.

  • Code de commerce, art. L. 133-1 à L. 133-9 (responsabilité du voiturier, protestation motivée, expertise, prescription) Légifrance →
  • Code de la consommation, art. L. 216-1 à L. 216-8 (délivrance, transfert de risque, réserves à la réception) Légifrance →
  • Code de la consommation, art. L. 221-15 (responsabilité de plein droit du professionnel dans les contrats à distance) Légifrance →
  • Code de la consommation, art. L. 217-3 à L. 217-7 (garantie légale de conformité, présomption d’antériorité) Légifrance →
  • Code de la consommation, art. L. 224-65 (délai porté à dix jours lorsque la vérification n’a pas été possible) Légifrance →
  • Code de la consommation, art. L. 612-1 (médiation de la consommation) Légifrance →
  • Convention CMR du 19 mai 1956, art. 30 (décret n° 61-725 du 5 juillet 1961 portant publication) Légifrance →
  • DGCCRF, « Livraison : quelles sont les obligations du professionnel et les recours ? » (9 octobre 2023) economie.gouv.fr →
  • DGCCRF, « Guide de l’acheteur en ligne » (dépliant) economie.gouv.fr →
  • Bercy Infos, « Livraison : quels sont vos droits ? » (1er avril 2025) economie.gouv.fr →
  • Service-Public.fr, « Achat à distance : livraison du bien ou exécution de la prestation » (F10037) service-public.gouv.fr →
  • Service-Public.fr, « Courriers et colis non reçus : quels recours ? » (18 décembre 2024) service-public.gouv.fr →
  • Cour de cassation, chambre commerciale, 20 janvier 1998, n° 95-19.774 Légifrance →
  • Cour de cassation, chambre commerciale, 3 janvier 1978, n° 76-14.269 Légifrance →
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  • Règlement (UE) n° 910/2014 du 23 juillet 2014 (eIDAS), art. 41 EUR-Lex →

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