Ce que demandent les réceptionnaires, les expéditeurs et les clients, sur le quai et après la facture.
Faut-il refuser un colis endommagé ?
Les sources officielles vont dans ce sens lorsque le dommage est visible : la DGCCRF indique que l’on peut refuser la livraison d’un bien endommagé et que, si on l’accepte, il faut noter ses remarques sur le bon de livraison et contacter rapidement le service client. Ce n’est pas une règle universelle : un dommage limité à l’emballage, une marchandise attendue d’urgence ou un contrat qui prévoit une autre procédure peuvent conduire à accepter avec des réserves précises. Dans tous les cas, documentez avant de décider.
Faut-il prendre des photos avant d’ouvrir le colis ?
Oui, lorsque la situation le permet : le colis fermé avec son étiquette, chaque face, les dommages extérieurs, les scellés. Service-Public.fr conseille d’ailleurs de prendre des photos à la réception pour prouver la situation au vendeur ou au transporteur. Les photos avant ouverture montrent que le dommage extérieur existait à l’arrivée ; celles de l’ouverture relient ce dommage à l’état du produit.
Le délai de trois jours de l’article L. 133-3 s’applique-t-il à tous les achats en ligne ?
Non. Il concerne l’action contre le transporteur dans le transport de marchandises : la réception éteint l’action pour avarie si le destinataire n’a pas notifié sa protestation motivée dans les trois jours, jours fériés non compris, par lettre recommandée ou acte extrajudiciaire, et la Cour de cassation l’applique à toute avarie, quelle que soit sa gravité (Cass. com., 5 mai 2015, n° 14-11.148). Un consommateur qui a acheté auprès d’un vendeur professionnel exerce ses droits contre le vendeur, responsable de plein droit (art. L. 221-15), sans être enfermé dans ce délai ; la DGCCRF précise que le délai de trois jours prévu par certains contrats est celui du vendeur pour se retourner contre son transporteur. Le consommateur qui agit lui-même contre le transporteur, notamment lorsqu’il l’a choisi, retrouve ce délai, porté à dix jours si le transporteur ne justifie pas lui avoir laissé la possibilité de vérifier (art. L. 224-65).
Qui est responsable si une commande e-commerce arrive cassée ?
À l’égard du consommateur, le vendeur professionnel : dans un contrat conclu à distance, il est responsable de plein droit de la bonne exécution des obligations, qu’il assure lui-même la livraison ou fasse appel à d’autres prestataires (art. L. 221-15), et il ne peut pas renvoyer l’acheteur régler seul le problème avec le transporteur : adressez-lui votre réclamation et demandez la réparation, le remplacement ou le remboursement. Entre professionnels, la réponse dépend du contrat de vente, des conditions de livraison et du contrat de transport. Qui a effectivement causé le dommage est une autre question, que Sealway ne tranche pas.
Un expéditeur peut-il prouver que la marchandise était intacte au départ ?
Il peut documenter son état visible avant l’enlèvement : produit intact, protections, carton fermé, palette filmée, scellés, bordereau signé au chargement, et créer une preuve Sealway à ce moment-là. Cette preuve établit que ces fichiers existaient à cette date et n’ont pas été modifiés ; elle montre ce qui était visible avant le transport. Elle ne prouve pas que l’emballage était suffisant, ni que le dommage constaté ensuite est imputable au transporteur : le régime du transport, les réserves du transporteur au chargement et l’expertise éventuelle en décident.
Le colis a été laissé devant la porte, ou retiré en point relais, sans vérification avec le livreur : que faire ?
Photographiez le colis là où il a été déposé, avant de le déplacer si possible, puis l’étiquette, les dommages extérieurs et l’ouverture ; créez la preuve immédiatement ; conservez l’emballage ; contactez rapidement le vendeur par écrit. En point relais, signalez le dommage au commerçant avant de repartir lorsque c’est possible, et vérifiez les modalités de refus ou de réserve du réseau concerné. Pour un consommateur qui prend personnellement livraison, le délai pour agir contre le transporteur est porté à dix jours lorsque celui-ci ne justifie pas avoir laissé la possibilité de vérifier l’état du colis (art. L. 224-65) ; les droits contre le vendeur, eux, ne dépendent pas de cette vérification. Sealway documente ; il ne règle pas juridiquement la question.
Sealway détermine-t-il qui a causé le dommage ?
Non. Sealway établit qu’un fichier existait à une date donnée et n’a pas été modifié depuis, et permet de constater ce que ce fichier montre, tel qu’il le montre. Il ne détermine ni l’auteur du dommage, ni le moment exact du choc, ni la suffisance de l’emballage, ni la responsabilité du transporteur ou du vendeur, ni le montant de l’indemnisation.