Sealway
Prestataires · livrables

Remise d’un livrable : prouvez ce qui a été envoyé, et quand.

Vous envoyez un PDF de 40 pages à un client vendredi à 17 h 42. Deux mois plus tard, il affirme avoir reçu une autre version, ou plus tard, ou sans l’annexe. Avec Sealway en copie cachée de l’email de remise, le message, sa pièce jointe et le moment de sa transmission sont reçus au moment de l’envoi et horodatés. Sealway ne prouve pas que le client a reçu ou ouvert le livrable, ni que le livrable est conforme.

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Le problème : prouver ce qui a été envoyé, et quand.

Une agence doit remettre un rapport avant vendredi 18 h. À 17 h 42, elle envoie à son client « voici la version finale du rapport », avec livrable-final.pdf en pièce jointe. Six semaines plus tard, le client conteste.

Il affirme que le document est arrivé en retard, ou que le fichier reçu n’était pas cette version, ou qu’une annexe manquait. Chacune de ces affirmations porte sur un fait précis : quel message, avec quelle pièce jointe, a été transmis, et à quel moment. L’email retrouvé dans le dossier « Envoyés » de l’agence y répond mal : il vient de la partie qui s’en prévaut, et rien n’empêche d’en discuter le contenu ou la date.

Une preuve d’email Sealway apporte autre chose : une copie du message reçue par Sealway au moment de l’envoi, avec la pièce jointe et les destinataires affichés, rattachée à un horodatage électronique qualifié. La question « qu’est-ce qui est parti, et quand ? » trouve une réponse qui ne dépend plus de la parole de l’agence.

La remise, c’est d’abord ce que dit le contrat.

Le contrat, le devis ou les conditions générales fixent comment un livrable est remis et accepté : par email, sur une plateforme, par procès-verbal de recette, avec ou sans accusé de réception, dans quel délai de validation. Sealway documente l’email de remise ; il ne modifie pas ces règles. Avant d’envoyer :

  • relisez le mode de remise et d’acceptation prévu, et respectez-le ;
  • si l’enjeu dépend de la réception effective par le client, prévoyez un accusé de réception explicite ou un mode d’envoi qui prouve la réception ;
  • joignez le livrable lui-même plutôt qu’un lien de partage : Sealway ne reçoit que ce qui est dans le message ;
  • ajoutez Sealway en copie cachée, puis conservez le dossier de preuve avec le contrat.

Le contrat décide, l’email remet, Sealway date.

Le contrat dit ce qui doit être livré, quand et comment. L’email de remise est l’acte concret : il annonce le livrable, le transporte et fixe, par son contenu, ce que le prestataire considère comme livré. Sa faiblesse, en cas de désaccord, est qu’il est produit par celui qui s’en prévaut.

Sealway ajoute une copie reçue par un tiers au moment de l’envoi, horodatée, avec la pièce jointe dotée de sa propre empreinte. Le contenu du message et du fichier, et la date de leur transmission jusqu’à Sealway, bénéficient alors d’une présomption d’intégrité et d’exactitude (règlement eIDAS, art. 41, § 2) : les contester revient à apporter la preuve contraire.

Contrat : ce qui doit être livré, quand, comment Email de remise : le livrable, sa version, son périmètre Sealway : date et intégrité du message et de la pièce jointe

Trois couches, trois rôles : le contrat décide, l’email remet, Sealway date.

Ce que le droit demande de prouver, et à qui.

La remise d’un livrable est l’exécution d’une obligation contractuelle. En droit français, c’est à celui qui se prétend libéré de la prouver, par tout moyen s’il s’agit d’un fait, et un email est recevable pour cela. Sa force dépend de ce qui l’accompagne.

Code civil, art. 1353

La charge de la preuve pèse sur le prestataire

« Celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver. Réciproquement, celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l’extinction de son obligation. » Le prestataire qui soutient avoir livré dans les délais doit pouvoir le montrer.

Code civil, art. 1103 et 1356

Le contrat fixe la remise, et peut fixer la preuve

Les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits (art. 1103) : le mode de remise et d’acceptation convenu s’impose. Les parties peuvent aussi convenir de la façon dont l’exécution sera prouvée, les contrats sur la preuve étant valables lorsqu’ils portent sur des droits dont elles ont la libre disposition (art. 1356).

Code civil, art. 1358 et 1366

La preuve par tout moyen, et l’écrit électronique

Hors les cas où la loi en dispose autrement, la preuve peut être apportée par tout moyen (art. 1358). L’écrit électronique a la même force probante que l’écrit sur support papier, sous réserve que puisse être dûment identifiée la personne dont il émane et qu’il soit établi et conservé dans des conditions de nature à en garantir l’intégrité (art. 1366).

Cass. soc., 25 septembre 2013, n° 11-25.884

Un email produit pour prouver un fait est librement apprécié

Un courriel produit pour faire la preuve d’un fait, tel l’envoi d’un livrable, est admis par tous moyens et apprécié souverainement par les juges du fond. Ce qui pèse est ce qui permet d’établir son contenu, sa date et sa transmission.

CA Paris, 15 juin 2018, RG n° 16/21980

Une copie ne prouve ni l’envoi ni la réception

La cour écarte une photocopie de courriel « dépourvue de force probante sur l’envoi effectif » : la partie qui la produit ne fait la preuve ni de l’envoi ni de la réception. Un email affiché depuis son propre dossier « Envoyés » se heurte à la même objection.

Règlement eIDAS, art. 41

La date et l’intégrité, présumées

Un horodatage électronique qualifié bénéficie d’une présomption d’exactitude de la date et de l’heure qu’il indique et d’intégrité des données auxquelles elles se rapportent. C’est ce qui date la copie reçue par Sealway et fixe le message et sa pièce jointe.

L’envoi du livrable, avec Sealway en copie cachée.

Le même email que d’habitude, une adresse de plus dans le champ Cci. Ce que le message contient devient ce que la preuve fixe : soignez-le.

Ce que l’email de remise devrait contenir

  • la référence du contrat, du devis ou de la commande ;
  • la désignation du livrable et son numéro de version ;
  • la liste des fichiers joints, par leur nom, et ce que chacun contient ;
  • ce qui reste éventuellement attendu : annexe à suivre, validation, accès ;
  • la date et l’heure convenues, si le délai est un enjeu ;
  • une demande d’accusé de réception ou de validation, dans le délai prévu au contrat ;
  • le livrable lui-même en pièce jointe, plutôt qu’un lien de partage ;
  • l’adresse Sealway du dossier client en copie cachée.
  1. 1

    Finaliser et nommer le livrable

    Un nom de fichier qui porte la version : livrable-final-v7.pdf. Le certificat listera ce nom avec l’empreinte du fichier ; une version différente aura une empreinte différente.

  2. 2

    Rédiger l’email de remise

    Ce qui est livré, dans quelle version, ce qui reste attendu, la demande de validation. Le texte du message fait partie de la preuve.

  3. 3

    Joindre le fichier

    Le livrable en pièce jointe. Si le fichier est trop lourd pour la messagerie, créez en parallèle une preuve du fichier depuis l’application et indiquez dans l’email son empreinte : le lien de partage, seul, n’emporte pas le fichier dans la preuve.

  4. 4

    Client en À, Sealway en Cci, envoi

    Comme d’habitude, depuis votre messagerie : le client dans le champ À, l’adresse du dossier « Client X » dans le champ Cci. L’email part normalement ; le client ne voit pas Sealway.

  5. 5

    La preuve est créée

    Le message reçu et la pièce jointe reçoivent leur empreinte, rattachée à un horodatage électronique qualifié. Le certificat indique l’expéditeur, les destinataires À et Cc, l’objet, la date déclarée et le nom de chaque pièce jointe.

  6. 6

    Obtenir la validation, conserver

    Demandez l’accusé de réception ou la validation prévus au contrat ; transférez la réponse du client à l’adresse du dossier pour la dater. Conservez le dossier de preuve avec le contrat et la facture.

Livrable finalisé Email au client Sealway en Cci Message et pièce jointe reçus par Sealway Preuve horodatée

Ce que la preuve établit exactement, et ce qu’elle laisse à l’accusé de réception, est détaillé dans le guide sur la preuve d’email.

Une remise par email, minute par minute.

Vendredi, 17 h 42 : ce qu’une remise par email laisse comme traces, avec et sans Sealway.

  1. 16 h 30

    Export final

    livrable-final-v7.pdf exporté, relu, nommé.

  2. 17 h 42

    Email de remise

    Message au client, fichier joint, adresse du dossier « Client X » en copie cachée.

  3. 17 h 43

    Preuve créée

    Message et pièce jointe reçus par Sealway, empreintes calculées, horodatage qualifié.

  4. Lundi 9 h 10

    Accusé de réception

    Le client confirme la bonne réception.

  5. Six semaines

    Contestation

    « Ce n’est pas cette version. » Le dossier Sealway contient le message, la pièce jointe, leurs empreintes et leurs dates.

Sans Sealway, il reste l’email dans le dossier « Envoyés » et, avec un peu de chance, l’accusé de réception du client. Avec Sealway, s’y ajoute une copie du message et du fichier reçue par un tiers à 17 h 42 et horodatée, dont le contenu et la date bénéficient d’une présomption d’intégrité et d’exactitude.

Trois contestations, trois réponses documentées.

Ce que la preuve permet de produire face aux trois affirmations les plus fréquentes.

« Le document est arrivé en retard »

L’horodatage qualifié établit que le message et sa pièce jointe, tels que reçus par Sealway, existaient au plus tard à l’heure qu’il indique ; lorsque la preuve est finalisée à la réception, cette heure suit l’envoi de quelques minutes. L’heure d’arrivée chez le client relève de son accusé de réception.

« Ce n’est pas cette version »

La pièce jointe reçue par Sealway a son empreinte SHA-512 sur le certificat. Le fichier que le client produit, ou celui que vous conservez, se compare à cette empreinte : la comparaison des empreintes établit si le fichier est identique ou non.

« Il manquait l’annexe »

Le certificat liste chaque pièce jointe reçue avec le message, par son nom et son empreinte. Si l’annexe y figure, elle a été transmise avec le message ; si elle n’y figure pas, la preuve le montre aussi.

« Nous n’avons rien reçu »

C’est la limite : Sealway ne voit pas la remise au serveur du client ni l’arrivée en boîte de réception. La preuve établit la transmission jusqu’à Sealway ; la réception se prouve par l’accusé de réception, la plateforme du client ou un envoi recommandé électronique.

Livrables lourds, liens de partage, plateformes client.

Un lien n’emporte pas le fichier

Si le livrable est partagé par un lien (transfert de fichiers, espace en ligne), Sealway reçoit le lien, pas le fichier. La preuve fixera le message et le lien ; pas le contenu derrière le lien, qui peut changer.

La preuve du fichier, depuis l’application

Pour un livrable trop lourd pour la messagerie, créez une preuve du fichier depuis l’application, puis indiquez dans l’email de remise le nom du fichier et son empreinte. Deux preuves, reliées par l’empreinte, documentent le fichier et son annonce.

La plateforme du client

Un dépôt sur la plateforme du client laisse des traces chez lui, que vous ne maîtrisez pas. L’email de remise avec Sealway en copie cachée, qui annonce le dépôt et joint le fichier ou son empreinte, vous en donne une de votre côté.

Les versions successives

Chaque envoi de version est une preuve distincte, dans le dossier du client : v5, v6, v7. La chronologie des versions transmises se lit dans le dossier.

Ce qu’il faut prévoir dans le contrat.

Sealway documente la remise ; le contrat décide de ce qui vaut remise. Quelques clauses évitent la discussion.

Le mode de remise

Par email à telle adresse, sur telle plateforme, par tel format. Une remise faite autrement que prévu peut être contestée, même prouvée.

L’accusé de réception et la validation

Qui confirme la réception, dans quel délai, et ce qu’il advient du silence : validation tacite, réserves, nouvelle version.

La date qui compte

Date d’envoi ou date de réception ? Si le contrat retient l’envoi, la preuve d’email la fixe ; s’il retient la réception, prévoyez le moyen de la prouver.

La convention de preuve

Les parties peuvent convenir de la façon dont l’exécution sera prouvée (Code civil, art. 1356). Une clause qui reconnaît l’email de remise avec copie horodatée comme mode de preuve de l’envoi lève l’ambiguïté à l’avance.

Après l’envoi : validation, réserves, facturation.

La demande de validation

Rappelez dans l’email le délai de validation prévu et ce qu’il advient du silence. La preuve fixe cette demande et sa date.

Les réserves du client

Transférez à l’adresse du dossier Sealway les réserves reçues : leur contenu est fixé et le transfert daté. La date d’envoi par le client reste une mention de son message.

Le procès-verbal de recette

Lorsque le contrat en prévoit un, il reste le document de l’acceptation. Envoyé par email avec Sealway en copie cachée, sa transmission est datée ; sa signature par le client relève d’un autre mécanisme.

La facture

L’email de facturation, avec la facture en pièce jointe et Sealway en copie cachée, se documente de la même façon.

Exemple : un site web livré un vendredi.

  1. 3 octobre

    Remise

    Le studio envoie à 17 h 42 « Site v7, version finale pour mise en ligne », avec l’archive du site, le guide de déploiement et la liste des correctifs, Sealway en copie cachée. Trois pièces jointes, trois empreintes.

  2. 6 octobre

    Accusé de réception

    Le client confirme la réception lundi matin et annonce des retours sous cinq jours. Le studio transfère sa réponse à l’adresse du dossier.

  3. 14 novembre

    Contestation

    Le client refuse la facture : la version livrée n’était pas la bonne et le guide manquait. Le studio produit la preuve du 3 octobre : message, trois pièces jointes, empreintes, horodatage, et la confirmation du 6 octobre.

La preuve établit ce que le studio a transmis le 3 octobre à 17 h 42, fichier par fichier, et la confirmation du client telle que le studio l’a transférée. Elle ne dit pas si la version 7 était conforme au cahier des charges, ni si le retard éventuel ouvre droit à une pénalité : ces questions restent celles du contrat et, à défaut d’accord, du juge, qui apprécie librement les éléments produits.

Dossier « Envoyés », email avec Sealway, plateforme, recommandé : ce que chacun prouve.

Quatre façons de remettre le même livrable, et ce qu’il en reste six semaines plus tard.

Comparaison des modes de remise d’un livrable
Approche Ce qu’elle apporte Ses limites
Email simple, retrouvé dans « Envoyés » Le message et la pièce jointe, tels que votre messagerie les conserve. Produit par la partie qui s’en prévaut : contenu et date discutables, comme la photocopie écartée par la cour d’appel de Paris.
Email avec Sealway en copie cachée Le même email, plus une copie reçue par un tiers au moment de l’envoi et horodatée : message, pièce jointe, destinataires affichés et transmission fixés. 1,99 € par preuve jusqu’à 9 pièces jointes ; au-delà, un crédit par tranche de 10 éléments, message compris. Ne prouve ni la réception ni l’ouverture par le client ; ne vaut ni acceptation ni conformité.
Dépôt sur la plateforme du client Des traces du dépôt, horodatées par la plateforme, souvent avec notification au client. Des traces chez le client, selon ses règles et sa conservation ; à doubler d’un email de remise documenté de votre côté.
Envoi recommandé électronique qualifié Présomption d’envoi par l’expéditeur identifié, de réception par le destinataire identifié et d’exactitude des dates (règlement eIDAS, art. 43 et 44). Un service distinct, plus formel, adapté lorsque la réception est l’enjeu ; peut être combiné à l’email avec Sealway pour fixer la pièce jointe.

Pour la plupart des remises, l’email avec Sealway en copie cachée fixe ce qui manque le plus souvent : la pièce jointe exacte et l’heure de transmission. Lorsque la réception est l’enjeu, il s’ajoute à un mode d’envoi qui la prouve.

Ce que Sealway prouve, et ne prouve pas, pour la remise d’un livrable.

Sealway permet d’établir

  • le contenu du message de remise tel que reçu par Sealway ;
  • la pièce jointe exacte transmise avec lui, avec son empreinte ;
  • le destinataire indiqué dans le message ;
  • une borne sur le moment de l’envoi : le message, tel que reçu par Sealway, existait au plus tard à l’heure de l’horodatage qualifié ;
  • la chronologie des versions envoyées, lorsque chaque envoi a sa preuve.

Sealway ne permet pas, à lui seul, d’établir

  • que le client a reçu le message ou la pièce jointe ;
  • qu’il les a ouverts, lus ou validés ;
  • que le livrable est conforme au contrat ;
  • que la remise vaut acceptation, ou que le délai contractuel est respecté lorsqu’il s’apprécie à la réception ;
  • le montant d’une pénalité de retard ou d’une facture contestée ;
  • ce qui se trouve derrière un lien de partage.

Le contrat et, à défaut d’accord, le juge décident de ce qui vaut remise et de ce qui est dû. La preuve d’email leur apporte le message, la pièce jointe et la date de transmission, sans dépendre de la partie qui les produit.

Ce que l’horodatage qualifié change pour un livrable envoyé par email.

L’email de remise reçu en copie cachée est placé dans une preuve Sealway au moment de l’envoi. Six semaines plus tard, il est possible de vérifier que le message et la pièce jointe produits sont bien ceux rattachés à l’horodatage créé ce jour-là.

  • Empreinte SHA-512 de chaque fichier : la preuve porte sur cette version exacte ; modifier le fichier change l’empreinte, et l’empreinte ne permet pas de reconstituer le fichier.
  • Horodatage électronique qualifié : présomption d’exactitude de la date et de l’heure et d’intégrité des données (règlement eIDAS, art. 41, § 2). La date ne vient ni de l’appareil, ni de Sealway.
  • Dossier de preuve vérifiable sans Sealway : certificat, manifeste, jeton d’horodatage et empreintes, avec les références d’ancrage sur blockchains publiques.
Le mécanisme en détail : prouver le contenu et l’envoi d’un email

Questions fréquentes

Ce que demandent les prestataires avant d’envoyer, et après la contestation.

Combien coûte une preuve d’email avec plusieurs pièces jointes ?
Un crédit (1,99 €) par tranche de 10 éléments, le message lui-même comptant pour un élément : jusqu’à 9 pièces jointes, un crédit ; de 10 à 19 pièces jointes, deux crédits ; et ainsi de suite, jusqu’à 49 pièces jointes par email. Un livrable lourd envoyé en plusieurs fichiers peut donc coûter deux crédits.
Comment prouver qu’un livrable a été envoyé par email ?
En faisant recevoir une copie de l’email de remise, au moment de l’envoi, par un tiers qui la date : Sealway en copie cachée. La preuve établit le message, la pièce jointe, le destinataire affiché, et que le message a été transmis jusqu’à Sealway au plus tard à l’heure de l’horodatage électronique qualifié.
Comment prouver quelle version du fichier a été envoyée ?
Par l’empreinte SHA-512 de la pièce jointe, portée sur le certificat avec son nom. Toute version différente du fichier a une empreinte différente : la comparaison des empreintes établit si le fichier est identique ou non. Nommez vos fichiers avec leur version pour que le certificat se lise sans effort.
Comment prouver que le livrable a été envoyé dans les délais ?
L’horodatage qualifié donne une borne : le message existait, tel que reçu par Sealway, au plus tard à l’heure indiquée, quelques minutes après l’envoi si la preuve est finalisée aussitôt (crédits disponibles). Si le contrat retient la date d’envoi et que cette borne précède l’échéance, c’est ce qu’il faut ; s’il retient la réception, la preuve ne suffit pas.
Sealway prouve-t-il que le client a reçu le livrable ?
Non. Sealway reçoit sa propre copie et ne voit ni la remise au serveur du client, ni l’arrivée en boîte de réception, ni l’ouverture. La formulation exacte est : Sealway permet de documenter le message effectivement transmis à Sealway lors de l’envoi, avec son contenu, ses destinataires affichés et ses pièces jointes.
La preuve vaut-elle acceptation du livrable ?
Non. L’acceptation relève du mécanisme prévu au contrat : validation expresse, procès-verbal de recette, silence valant acceptation après un délai. La preuve fixe la remise annoncée et sa date ; elle ne présume rien de la réponse du client.
Puis-je prouver après coup un email déjà envoyé ?
Non. Un fichier .eml exporté de la messagerie et importé plus tard ne prouverait que son existence à la date de l’import, sans rien établir sur l’envoi ; l’application web le refuse. Transférer l’email envoyé à l’adresse Sealway crée une preuve du transfert, pas de l’envoi initial. La preuve se crée au moment de l’envoi, avec Sealway en copie cachée.
Quelle valeur a cette preuve devant un tribunal ?
Un email produit pour prouver un fait est recevable et librement apprécié par le juge (Cass. soc., 25 septembre 2013, n° 11-25.884) ; une simple copie produite par l’expéditeur ne prouve ni l’envoi ni la réception (CA Paris, 15 juin 2018). L’horodatage qualifié bénéficie d’une présomption d’exactitude de la date et d’intégrité des données (règlement eIDAS, art. 41). Ce que la preuve établit sur la conformité ou le retard reste apprécié par le juge.
Faut-il prévenir le client que Sealway est en copie cachée ?
Aucune règle propre à la copie cachée ne l’impose : elle ne modifie pas le message qu’il reçoit et Sealway ne le contacte pas. Vérifiez toutefois vos obligations de confidentialité et d’information (contrat, NDA, mentions RGPD) et, le plus simple, mentionnez la copie horodatée dans le contrat : la clause lève toute question et peut valoir convention sur la preuve de l’envoi.
Sealway remplace-t-il un procès-verbal de recette ou une lettre recommandée ?
Non. Le procès-verbal de recette est le document de l’acceptation ; la lettre recommandée, papier ou électronique, prouve la réception d’une notification. Sealway fixe ce qui a été transmis et quand ; il s’ajoute à ces mécanismes lorsque le contrat ou l’enjeu les prévoit.

Références

Textes et décisions cités sur cette page.

  • Code civil, art. 1103 (force obligatoire du contrat) Légifrance →
  • Code civil, art. 1353 (charge de la preuve) Légifrance →
  • Code civil, art. 1353 à 1357 (preuve des obligations, dispositions générales, dont l’art. 1356 sur les contrats sur la preuve) Légifrance →
  • Code civil, art. 1358 à 1362 (admissibilité des modes de preuve) Légifrance →
  • Code civil, art. 1366 (force probante de l’écrit électronique) Légifrance →
  • Cour de cassation, chambre sociale, 25 septembre 2013, n° 11-25.884 Légifrance →
  • Cour d’appel de Paris, pôle 4 chambre 1, 15 juin 2018, RG n° 16/21980 Légifrance →
  • Règlement (UE) n° 910/2014 du 23 juillet 2014 (eIDAS), art. 41, 43 et 44 EUR-Lex →

Sealway ne fournit pas de conseil juridique. Ce qui vaut remise, acceptation ou retard dépend du contrat et, en cas de désaccord, de l’appréciation du juge.

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