Ce que demandent les prestataires avant d’envoyer, et après la contestation.
Combien coûte une preuve d’email avec plusieurs pièces jointes ?
Un crédit (1,99 €) par tranche de 10 éléments, le message lui-même comptant pour un élément : jusqu’à 9 pièces jointes, un crédit ; de 10 à 19 pièces jointes, deux crédits ; et ainsi de suite, jusqu’à 49 pièces jointes par email. Un livrable lourd envoyé en plusieurs fichiers peut donc coûter deux crédits.
Comment prouver qu’un livrable a été envoyé par email ?
En faisant recevoir une copie de l’email de remise, au moment de l’envoi, par un tiers qui la date : Sealway en copie cachée. La preuve établit le message, la pièce jointe, le destinataire affiché, et que le message a été transmis jusqu’à Sealway au plus tard à l’heure de l’horodatage électronique qualifié.
Comment prouver quelle version du fichier a été envoyée ?
Par l’empreinte SHA-512 de la pièce jointe, portée sur le certificat avec son nom. Toute version différente du fichier a une empreinte différente : la comparaison des empreintes établit si le fichier est identique ou non. Nommez vos fichiers avec leur version pour que le certificat se lise sans effort.
Comment prouver que le livrable a été envoyé dans les délais ?
L’horodatage qualifié donne une borne : le message existait, tel que reçu par Sealway, au plus tard à l’heure indiquée, quelques minutes après l’envoi si la preuve est finalisée aussitôt (crédits disponibles). Si le contrat retient la date d’envoi et que cette borne précède l’échéance, c’est ce qu’il faut ; s’il retient la réception, la preuve ne suffit pas.
Sealway prouve-t-il que le client a reçu le livrable ?
Non. Sealway reçoit sa propre copie et ne voit ni la remise au serveur du client, ni l’arrivée en boîte de réception, ni l’ouverture. La formulation exacte est : Sealway permet de documenter le message effectivement transmis à Sealway lors de l’envoi, avec son contenu, ses destinataires affichés et ses pièces jointes.
La preuve vaut-elle acceptation du livrable ?
Non. L’acceptation relève du mécanisme prévu au contrat : validation expresse, procès-verbal de recette, silence valant acceptation après un délai. La preuve fixe la remise annoncée et sa date ; elle ne présume rien de la réponse du client.
Puis-je prouver après coup un email déjà envoyé ?
Non. Un fichier .eml exporté de la messagerie et importé plus tard ne prouverait que son existence à la date de l’import, sans rien établir sur l’envoi ; l’application web le refuse. Transférer l’email envoyé à l’adresse Sealway crée une preuve du transfert, pas de l’envoi initial. La preuve se crée au moment de l’envoi, avec Sealway en copie cachée.
Quelle valeur a cette preuve devant un tribunal ?
Un email produit pour prouver un fait est recevable et librement apprécié par le juge (Cass. soc., 25 septembre 2013, n° 11-25.884) ; une simple copie produite par l’expéditeur ne prouve ni l’envoi ni la réception (CA Paris, 15 juin 2018). L’horodatage qualifié bénéficie d’une présomption d’exactitude de la date et d’intégrité des données (règlement eIDAS, art. 41). Ce que la preuve établit sur la conformité ou le retard reste apprécié par le juge.
Faut-il prévenir le client que Sealway est en copie cachée ?
Aucune règle propre à la copie cachée ne l’impose : elle ne modifie pas le message qu’il reçoit et Sealway ne le contacte pas. Vérifiez toutefois vos obligations de confidentialité et d’information (contrat, NDA, mentions RGPD) et, le plus simple, mentionnez la copie horodatée dans le contrat : la clause lève toute question et peut valoir convention sur la preuve de l’envoi.
Sealway remplace-t-il un procès-verbal de recette ou une lettre recommandée ?
Non. Le procès-verbal de recette est le document de l’acceptation ; la lettre recommandée, papier ou électronique, prouve la réception d’une notification. Sealway fixe ce qui a été transmis et quand ; il s’ajoute à ces mécanismes lorsque le contrat ou l’enjeu les prévoit.