Sealway
Démos, beats, stems, masters

Protéger une musique : votre morceau existait déjà, encore faut-il pouvoir le prouver.

Vous venez de terminer une démo ou un master et vous allez l’envoyer à un label, un producteur, un artiste ou un concours. Le problème n’est pas de prouver que le fichier se trouve aujourd’hui sur votre ordinateur. Il est de pouvoir démontrer, plusieurs mois plus tard si nécessaire, que cette version précise existait déjà avant son envoi. Sealway rattache l’empreinte de votre fichier à un horodatage électronique qualifié eIDAS.

Conçu pour

  • Auteurs et compositeurs
  • Interprètes
  • Beatmakers et producteurs
  • DJs
  • Musiciens indépendants
  • Groupes
  • Artistes hors société de gestion collective

Le problème : prouver qu’un morceau existait avant de circuler.

Avant sa publication, une démo ou un master passe entre beaucoup de mains.

Un musicien termine un morceau. Il l’envoie à un label, à un producteur, à un chanteur, à un autre compositeur, à un éditeur, à un client, à un concours, à des plateformes, ou simplement à plusieurs personnes pour recueillir un avis. Quelques mois plus tard, un morceau très proche apparaît.

À ce moment-là, se souvenir de l’avoir créé avant ne suffit plus : il faut pouvoir produire quelque chose qui démontre que le fichier existait déjà à cette date.

Le droit d’auteur naît de la création, pas d’un dépôt.

En France, aucune formalité n’est nécessaire pour être protégé. La difficulté n’est pas d’avoir des droits. C’est de pouvoir établir, le jour où il le faut, ce qui existait et quand.

Code de la propriété intellectuelle, art. L. 111-1

Aucune formalité

L’auteur d’une œuvre de l’esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d’un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Le ministère de la Culture le résume ainsi : la protection est acquise sans que l’auteur n’ait à accomplir une quelconque formalité administrative de dépôt ou d’enregistrement préalable.

Code de la propriété intellectuelle, art. L. 111-2

Même inachevée

L’œuvre est réputée créée, indépendamment de toute divulgation publique, du seul fait de la réalisation, même inachevée, de la conception de l’auteur. Une démo, une maquette ou une ébauche relèvent déjà du droit d’auteur, à condition d’être originales.

Code de la propriété intellectuelle, art. L. 113-1

L’auteur est présumé, pas certifié

La qualité d’auteur appartient, sauf preuve contraire, à celui ou à ceux sous le nom de qui l’œuvre est divulguée. Cette présomption est simple : elle peut être combattue par tout moyen.

Existence du droit et preuve de l’antériorité sont deux choses distinctes.

Le droit existe dès la création. Mais si un conflit survient, il faut réunir des éléments qui documentent l’existence de l’œuvre, son contenu, une date, son processus de création, ses versions et les échanges avec des tiers. Le ministère de la Culture indique qu’un dépôt ou un enregistrement peut être de nature à faciliter la preuve de la paternité et de la date de la création. C’est à cette preuve que Sealway contribue, et à elle seule.

Ministère de la Culture · fiches techniques sur les droits d’auteur

Fiche n° 1, « La protection par le droit d’auteur »

La fiche rappelle que la protection ne nécessite pas de formalité, puis énumère les moyens de dater une création : huissier ou notaire, enveloppe Soleau auprès de l’INPI, société de gestion collective, et l’envoi à soi-même sous pli fermé.

Néanmoins, l’existence d’un dépôt ou d’un enregistrement, notamment dans le cadre d’un contentieux, peut être de nature à faciliter la preuve de la paternité et la date de la création de l’œuvre.

Ministère de la Culture, fiche technique n° 1

Ce que Sealway en retient

Le droit ne se dépose pas. La date, elle, se prouve.

Lire la fiche du ministère de la Culture (PDF) →

S’envoyer sa musique en recommandé : l’ancien réflexe.

La méthode est connue de tous les musiciens. Elle n’est pas sans valeur. Elle est ancienne, contraignante, et pensée pour un monde de supports physiques.

La méthode

  1. 1 Enregistrer l’œuvre sur un CD, une clé USB ou un autre support.
  2. 2 Placer le support dans une enveloppe.
  3. 3 Se l’envoyer à soi-même en lettre recommandée avec accusé de réception.
  4. 4 Conserver l’enveloppe fermée, parfois pendant des années.
  5. 5 En cas de litige, faire constater son contenu par un commissaire de justice.

La fiche technique du ministère de la Culture la mentionne encore : l’auteur peut « s’envoyer à lui-même ou à un tiers l’œuvre sous pli fermé avec accusé de réception sans ouvrir l’enveloppe lors de la réception, le cachet de la poste faisant foi ». La FAQ de MusicStart, le service de la filiale de la Sacem, la range parmi les « moyens plus traditionnels » d’obtenir une preuve d’antériorité.

Pourquoi elle convient mal à une création numérique

  • un support physique à acheter et à préparer pour chaque envoi ;
  • des frais postaux et un délai à chaque fois ;
  • une enveloppe à conserver intacte pendant des années ;
  • un pli qui ne peut pas être ouvert sans altérer le dispositif ;
  • une exploitation lourde en cas de conflit : constat du contenu, lecture du support ;
  • une opération difficile à répéter à chaque version d’un morceau ;
  • un processus sans rapport avec la façon dont un morceau se fabrique aujourd’hui : des fichiers, des versions, des envois.

Un signe des temps : depuis le 1er avril 2024, l’INPI n’accepte plus les enveloppes Soleau papier. Le dépôt se fait en ligne, sur les empreintes numériques des fichiers.

Ce que l’horodatage qualifié change pour votre morceau.

Lorsque la preuve est créée, l’empreinte du fichier est rattachée à un horodatage électronique qualifié, délivré par un prestataire de services de confiance qualifié au sens du règlement eIDAS. Ce n’est pas une date écrite par Sealway dans une base de données.

  • Empreinte SHA-512 de chaque fichier : la preuve porte sur cette version exacte ; modifier le fichier change l’empreinte, et l’empreinte ne permet pas de reconstituer le fichier.
  • Horodatage électronique qualifié : présomption d’exactitude de la date et de l’heure et d’intégrité des données (règlement eIDAS, art. 41, § 2). La date ne vient ni de l’appareil, ni de Sealway.
  • Dossier de preuve vérifiable sans Sealway : certificat, manifeste, jeton d’horodatage et empreintes, avec les références d’ancrage sur blockchains publiques.
Le mécanisme en détail : créer une preuve à partir de vos fichiers

Une preuve peut regrouper jusqu’à 10 fichiers.

Une création musicale n’est presque jamais un seul fichier. Une preuve Sealway peut rassembler jusqu’à 10 fichiers, pour 250 Mo au total, autour d’une même œuvre.

Chaque fichier conserve sa propre empreinte SHA-512 ; l’ensemble est scellé par un seul horodatage. Le dossier de preuve indique quel fichier correspond à quelle empreinte, et chacun peut être vérifié séparément.

Tout type de fichier est accepté : WAV, AIFF, FLAC, MP3, AAC, MIDI, PDF, images, projets exportés, archives. La preuve porte sur les octets du fichier, quel que soit son format.

  • le master WAV et sa version MP3 ;
  • les stems et l’instrumental ;
  • les paroles et la partition ;
  • le fichier MIDI ;
  • la pochette ;
  • les notes de composition ;
  • le projet exporté du logiciel de production ;
  • un contrat ou un échange associé.

Documentez les versions d’un morceau.

Une œuvre musicale n’apparaît pas toujours en une seule fois. Sealway permet de documenter les étapes importantes de sa création.

  1. 12 mars

    Démo initiale

    Structure, mélodie principale, texte provisoire. Preuve n° 1.

  2. 18 mars

    Nouvelle mélodie, nouvelles paroles

    Le refrain change. Preuve n° 2, sur la nouvelle version.

  3. 2 avril

    Version studio

    Enregistrement des voix et des instruments. Preuve n° 3.

  4. 20 avril

    Master final

    Master WAV et version MP3 dans une même preuve. Preuve n° 4.

  5. 3 mai

    Envoi au label

    La version envoyée est celle de la preuve n° 4. Le dossier de preuve est conservé avant l’envoi.

Chaque preuve porte sa propre date. Mises bout à bout, elles documentent une chronologie : ce qui existait, sous quelle forme, à quel moment. C’est particulièrement utile pour les collaborations, les co-compositions, les productions à distance, les échanges de stems, la ghost production, les commandes musicales, les musiques publicitaires, les bandes originales ou les transformations successives d’un sample.

Créer une preuve à chaque version n’est pas une obligation. Les étapes qui comptent sont celles où un fichier quitte votre ordinateur, et celles où l’œuvre change de façon significative.

Avant d’envoyer votre morceau, créez une preuve.

Une preuve créée après l’envoi ne dit rien de ce qui existait avant. Elle se crée avant, en quelques minutes.

  1. 1

    Finalisez la version à partager

    Celle que vous allez réellement envoyer : le master, la démo, les stems.

  2. 2

    Sélectionnez les fichiers dans Sealway

    Master, MP3, stems, paroles : tout ce qui documente cette version, dans une même preuve.

  3. 3

    Créez la preuve

    L’empreinte de chaque fichier est calculée, puis horodatée par un prestataire qualifié.

  4. 4

    Conservez le dossier de preuve et les originaux

    Téléchargez le dossier de preuve, ou laissez Sealway conserver vos fichiers originaux avec un abonnement de stockage. Dans les deux cas, ne modifiez jamais les originaux : ce sont eux que l’empreinte permet de vérifier.

  5. 5

    Envoyez ensuite le morceau

    La démo, le master ou les stems partent avec, de votre côté, une preuve datée de ce que vous avez envoyé.

Quand c’est pertinent

  • démarchage d’un label ;
  • envoi à un producteur ou à un artiste ;
  • début d’une collaboration ;
  • participation à un concours ;
  • livraison à un client ;
  • publication sur une plateforme ;
  • partage privé ;
  • présentation à un éditeur.
Rejoindre la liste d’attente

Collaborations : documenter qui a envoyé quoi, et quand.

Co-compositions, productions à distance, échanges de stems : les fichiers circulent dans les deux sens.

Deux artistes travaillent à distance. Le premier envoie instrumental-v4.wav. Le second ajoute vocals-v2.wav. Une version finale est ensuite produite à partir des deux.

Plusieurs mois après, une discussion naît : qui a créé quoi, quelle version existait à quel moment, quand tel élément a été ajouté.

Sealway ne tranche pas la titularité des droits ni la répartition entre co-auteurs : cela relève de l’accord entre les parties et, à défaut, du juge. En revanche, des preuves créées au fur et à mesure, par chacun, fournissent des éléments objectifs sur la chronologie des fichiers : ce que contenait instrumental-v4.wav, à quelle date, et ce qui a été ajouté ensuite.

Le plus simple : chaque participant crée une preuve de sa contribution avant de l’envoyer, puis une preuve commune est créée sur la version finale.

Exemple : un beatmaker envoie une instrumentale à plusieurs artistes.

  1. 10 janvier

    Création

    instrumental-v1.wav est terminé. Le beatmaker crée une preuve Sealway : empreinte SHA-512, horodatage qualifié.

  2. 18 janvier

    Envoi

    Il envoie le morceau à plusieurs artistes, en vue d’une collaboration.

  3. 15 mars

    Publication par un tiers

    Un morceau reposant sur une composition très proche est publié.

Le beatmaker dispose d’un dossier de preuve permettant de démontrer qu’un fichier correspondant exactement à son instrumentale existait déjà le 10 janvier. Son conseil peut l’utiliser avec les autres pièces : fichiers de travail, échanges, emails, contrats, historiques de projet.

Recommandé, e-Soleau, MusicStart, commissaire de justice, Sealway.

Ces moyens ne s’excluent pas. Ils diffèrent par leur mécanisme, leur coût et leur place dans un processus de création. Tarifs constatés sur les sites des services le 20 septembre 2026.

Comparaison des moyens de constituer une preuve d’antériorité pour une œuvre musicale
Moyen Principe Fichiers Coût indicatif Points d’attention
Envoi recommandé à soi-même Pli fermé, cachet de la poste faisant foi ; contenu constaté ultérieurement si besoin. Un support physique par envoi. Frais postaux à chaque envoi. Conservation physique ; peu adapté aux versions successives ; exploitation lourde en cas de litige.
e-Soleau (INPI) Dépôt en ligne ; récépissé signé par cachet serveur de l’INPI, avec date, heure UTC et empreinte de chaque document ; conservation par l’INPI. De 1 à 100 fichiers, 2 Go au total avec conservation par l’INPI ; sans limite de taille en mode empreintes seules. 15 € jusqu’à 50 Mo, puis 10 € par tranche de 50 Mo, par période de 5 ans. Solution institutionnelle ; conservation de 5 à 20 ans ; ne confère pas de droit de propriété intellectuelle.
MusicStart (URights, filiale Sacem) Certificat d’antériorité dont l’empreinte est ancrée sur la blockchain Tezos, d’après sa documentation. Un fichier par dépôt unitaire, plusieurs par œuvre et dépôts illimités avec abonnement ; 20 Mo par fichier ; MP3, MPEG, OGG et documents. Gratuit pour les membres de la Sacem ; sinon 3,99 € TTC le dépôt unitaire, ou dépôts illimités 4,99 € TTC par mois ou 49,99 € TTC par an ; un dépôt offert pendant 30 jours à l’inscription. Conçu pour la musique ; empreinte ancrée en blockchain, sans horodatage qualifié mentionné.
Constat de commissaire de justice Constatations personnelles d’un officier public et ministériel. Selon la mission confiée. Sur devis. Régime probatoire propre ; pertinent quand un tiers habilité doit constater lui-même des faits.
Sealway Empreinte SHA-512 de chaque fichier, horodatage électronique qualifié eIDAS, ancrage multi-blockchain en complément, dossier de preuve exportable et vérifiable sans Sealway. Jusqu’à 10 fichiers et 250 Mo par preuve, tout format. 1,99 € la preuve, moins en pack. Numérique et immédiat ; une preuve par version qui compte ; n’établit pas la qualité d’auteur.

Sealway n’est pas un substitut universel à ces moyens. Un constat de commissaire de justice reste pertinent lorsque la situation exige qu’un tiers habilité constate personnellement des faits. L’e-Soleau est une solution institutionnelle reconnue. Sealway se distingue par son mécanisme, l’horodatage électronique qualifié et la vérification indépendante, et par sa place dans un flux de travail numérique où les versions se succèdent.

Ce que Sealway prouve, et ce qu’il ne prouve pas.

Sealway permet d’établir

  • qu’un fichier déterminé correspond à une empreinte cryptographique déterminée ;
  • que cette empreinte existait au plus tard à la date portée par l’horodatage qualifié ;
  • qu’un fichier présenté ultérieurement correspond, ou non, à celui qui a été horodaté ;
  • une chronologie, lorsque plusieurs preuves ont été constituées au fil des versions.

Sealway ne permet pas, à lui seul, d’établir

  • que la personne qui a créé la preuve est l’auteur juridique de l’œuvre ;
  • qu’elle détient l’ensemble des droits d’exploitation ;
  • qu’une œuvre est originale au sens du droit d’auteur ;
  • qu’un tiers a copié l’œuvre ;
  • qu’il existe une contrefaçon ;
  • qu’un juge donnera raison au titulaire de la preuve.

Le juge apprécie librement les éléments qui lui sont soumis. Une preuve Sealway est l’un de ces éléments : celui qui établit l’existence et l’intégrité d’un fichier à une date déterminée.

Les dates inscrites dans vos fichiers ne suffisent pas nécessairement.

Date de création du fichier, date de modification, date dans le nom du fichier, horodatage du système de fichiers, date affichée dans un logiciel, métadonnées ID3 ou EXIF : ces informations dépendent de l’environnement informatique et peuvent généralement être modifiées.

Une métadonnée peut constituer un élément parmi d’autres, mais elle ne bénéficie pas du mécanisme de présomption qu’un horodatage électronique qualifié tient du règlement eIDAS. Avec Sealway, la date ne résulte pas d’une propriété du fichier : elle résulte d’un horodatage indépendant, rattaché à l’empreinte du fichier.

Une date qui ne tient qu’aux métadonnées d’un fichier peut être écartée par le juge : le Conseil d’État l’a admis pour des photographies de chantier (CE, 10 mars 2025, n° 472387). Lire notre analyse de cette décision →

Questions fréquentes

Ce que Sealway fait pour votre musique, et ce qu’il ne prétend pas faire.

Faut-il déposer une chanson pour être protégé par le droit d’auteur ?
Non. En France, le droit d’auteur naît du seul fait de la création d’une œuvre originale, sans dépôt ni enregistrement (Code de la propriété intellectuelle, art. L. 111-1). Un dépôt ou un enregistrement ne crée pas le droit ; il peut en revanche faciliter, en cas de litige, la preuve de la date de création.
Comment prouver qu’une musique existait déjà à une certaine date ?
En produisant des éléments qui rattachent un contenu précis à une date : dépôt e-Soleau, certificat d’un service d’horodatage, constat de commissaire de justice, envoi recommandé à soi-même, fichiers de travail, échanges datés. Sealway produit l’un de ces éléments : l’empreinte SHA-512 de votre fichier, liée à un horodatage électronique qualifié eIDAS, dans un dossier de preuve vérifiable par un tiers. La preuve est libre : le juge apprécie l’ensemble des éléments.
Puis-je protéger une musique sans être membre de la Sacem ?
Oui. Le droit d’auteur existe indépendamment de toute adhésion à une société de gestion collective. La Sacem gère les droits de ses membres et perçoit pour eux les rémunérations liées à l’exploitation de leurs œuvres ; l’adhésion n’est pas une condition de la protection. Sealway est ouvert à tous, membre ou non.
Quelle est la différence entre Sealway et e-Soleau ?
Les deux datent une création sans créer de droit. L’e-Soleau est un dépôt auprès de l’INPI, qui délivre un récépissé et conserve les pièces ; Sealway rattache l’empreinte de chaque fichier à un horodatage électronique qualifié et produit un dossier de preuve vérifiable sans lui, à chaque version, depuis un téléphone ou un navigateur. Formats, limites et tarifs sont dans le tableau ci-dessus ; les deux peuvent coexister.
Sealway remplace-t-il la Sacem ?
Non. La Sacem est notamment un organisme de gestion collective des droits : elle autorise l’exploitation des œuvres de ses membres et leur répartit les rémunérations. Sealway est un service permettant de constituer une preuve liée à un fichier et à une date. Il ne gère aucun droit et ne perçoit aucune rémunération pour votre compte.
Est-ce que Sealway prouve que je suis l’auteur ?
Non. Sealway établit qu’un fichier déterminé existait à une date déterminée et que la preuve a été créée depuis votre compte. La qualité d’auteur est une question juridique : la loi la présume au profit de celui sous le nom de qui l’œuvre est divulguée (art. L. 113-1), et elle s’apprécie au regard de l’ensemble des éléments. Une preuve d’antériorité est un élément de cette démonstration, pas la démonstration elle-même.
Quels fichiers puis-je utiliser ?
Tout type de fichier, du master WAV au projet exporté : la preuve porte sur le contenu exact du fichier, quel que soit son format. Un master WAV et sa version MP3 sont deux fichiers, donc deux empreintes.
Dois-je créer une preuve à chaque nouvelle version ?
Pas nécessairement. Il est pertinent de le faire aux étapes importantes : avant un envoi, avant une publication, ou lorsque l’œuvre change de façon significative. Chaque preuve documente une version ; ensemble, elles documentent une chronologie.
Que se passe-t-il si je modifie le fichier après avoir créé la preuve ?
La nouvelle version possède une empreinte différente : la preuve initiale continue de valoir pour la version horodatée, pas pour la nouvelle. Créer une nouvelle preuve permet de dater cette nouvelle version. Conservez chaque version horodatée sans la modifier.
Une preuve Sealway suffit-elle en cas de plagiat ?
Non. Elle établit l’antériorité d’un fichier, pas l’existence d’une contrefaçon, qui suppose de comparer les œuvres, d’apprécier leur originalité et de qualifier l’emprunt. Elle prend sa place parmi les pièces que votre conseil pourra faire valoir, avec vos fichiers de travail, vos échanges et vos contrats.
Puis-je faire vérifier ma preuve par un tiers ?
Oui : remettez-lui le dossier de preuve et le fichier. La page Vérification du site contrôle l’ensemble sur son appareil, sans rien envoyer à Sealway.

Références

Textes, documents officiels et services cités sur cette page.

  • Code de la propriété intellectuelle, art. L. 111-1, L. 111-2 et L. 113-1 Légifrance →
  • Ministère de la Culture, fiche technique n° 1, « La protection par le droit d’auteur » culture.gouv.fr (PDF) →
  • Ministère de la Culture, fiche technique n° 3, « Les bénéficiaires de la protection » culture.gouv.fr (PDF) →
  • INPI, « Se préparer au dépôt d’une e-Soleau » inpi.fr →
  • INPI, « Déposer une e-Soleau ou un entiercement » inpi.fr →
  • MusicStart (URights, filiale Sacem), questions et réponses musicstart.com →
  • MusicStart (URights, filiale Sacem), tarifs musicstart.com →
  • Règlement (UE) n° 910/2014 du 23 juillet 2014 (eIDAS), art. 41 EUR-Lex →
  • Conseil d’État, 5e chambre, 10 mars 2025, n° 472387 ArianeWeb →

Sealway ne fournit pas de conseil juridique. Ces références sont données à titre d’information ; la valeur probante des éléments produits est appréciée par le juge.

Datez votre musique avant de la partager.

Une preuve par version qui compte : empreinte SHA-512, horodatage électronique qualifié eIDAS, dossier de preuve vérifiable par un tiers. Rejoignez la liste d’attente pour être prévenu à l’ouverture.

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