Sealway
Permis de construire et autorisations d’urbanisme

L’affichage du permis de construire ne se présume pas. Il se prouve.

Pour faire courir le délai de recours des tiers, l’affichage d’une autorisation d’urbanisme sur le terrain doit pouvoir être établi : sa date de début, sa continuité, sa visibilité. Sealway permet de constituer, directement sur le terrain, des preuves photographiques horodatées par un tiers qualifié et vérifiables indépendamment.

Conçu pour

  • Promoteurs immobiliers
  • Constructeurs et entreprises générales
  • Maîtres d’ouvrage et foncières
  • Directions juridiques
  • Responsables de programmes
  • Conformité et contentieux
  • Avocats et conseils

Un affichage régulier fait courir le délai de recours des tiers.

Deux articles du Code de l’urbanisme et un principe rappelé par le Conseil d’État fixent le cadre. Ils placent la preuve de l’affichage à la charge du bénéficiaire de l’autorisation.

Code de l’urbanisme, art. R. 424-15

L’obligation d’affichage

La mention du permis, explicite ou tacite, ou de la déclaration préalable doit être affichée sur le terrain, de manière visible de l’extérieur, par les soins du bénéficiaire, dès la notification de l’arrêté ou dès la date à laquelle l’autorisation tacite est acquise, et pendant toute la durée du chantier.

Code de l’urbanisme, art. R. 600-2

Le point de départ du délai de recours

Le délai de recours contentieux à l’encontre d’un permis de construire, d’aménager ou de démolir, ou d’une décision de non-opposition à une déclaration préalable, court à l’égard des tiers à compter du premier jour d’une période continue de deux mois d’affichage sur le terrain. Sans affichage régulier, ce délai ne court pas à l’égard des tiers, sous réserve du délai de six mois à compter de l’achèvement des travaux au-delà duquel aucun recours n’est plus recevable (art. R. 600-3).

CE, 10 mars 2025, n° 472387

La charge de la preuve pèse sur le bénéficiaire

Il incombe au bénéficiaire d’un permis de construire de justifier qu’il a accompli les formalités d’affichage. Service-Public.fr précise qu’en cas de contestation, il doit pouvoir établir la date de début de l’affichage, sa continuité, ainsi que la lisibilité et la visibilité du panneau.

La date d’une photographie ne s’établit pas par ses seules métadonnées.

Une photographie peut constituer un élément de preuve. Mais sa date ne peut pas nécessairement être établie par les seules métadonnées du fichier.

Dans une décision du 10 mars 2025, le Conseil d’État a validé l’appréciation d’une cour administrative d’appel qui avait considéré que des photographies prises par le bénéficiaire du permis, dont la datation reposait sur des métadonnées numériques modifiables, ne présentaient pas des garanties d’authenticité suffisantes pour établir la date d’affichage invoquée.

La décision ne dit pas qu’une photographie n’est pas une preuve. Elle dit que des métadonnées, parce qu’elles sont techniquement modifiables, peuvent être jugées insuffisantes pour établir la date d’une photographie.

Conseil d’État · 5e chambre · 10 mars 2025

CE, 5e ch., 10 mars 2025, n° 472387

ECLI:FR:CECHS:2025:472387.20250310 · inédit au recueil Lebon

Pour établir l’affichage du permis sur le terrain à compter d’une date donnée, et soutenir que le recours formé contre ce permis était tardif, le bénéficiaire avait produit des photographies du panneau qu’il avait lui-même prises, en faisant valoir que leurs métadonnées numériques attestaient de leur date de prise de vue, ainsi que deux attestations. La cour administrative d’appel avait jugé ces éléments insuffisants.

Compte tenu des possibilités techniques de modifier ces métadonnées numériques, c’est sans commettre d’erreur de droit que la cour a jugé que la date de ces photographies ne pouvait être regardée comme présentant des garanties d’authenticité suffisantes.

Point 5 de la décision

Ce que Sealway en retient

Une date EXIF n’est pas un horodatage qualifié.

Lire la décision sur le site du Conseil d’État →

La preuve de l’affichage peut être apportée par tout moyen.

Le constat de commissaire de justice n’est pas imposé par les textes comme unique mode de preuve.

Service-Public.fr rappelle que la preuve de l’affichage peut être apportée par tous moyens : photographies, témoignages de personnes sans lien avec le bénéficiaire de l’autorisation, constat de commissaire de justice.

En cas de contestation, le bénéficiaire doit pouvoir établir la date de début de l’affichage, sa continuité pendant toute la durée des travaux, ainsi que la lisibilité et la visibilité du panneau.

Cour administrative d’appel de Lyon · 1re chambre · 12 décembre 2023

CAA Lyon, 1re ch., 12 décembre 2023, n° 21LY04307

Les bénéficiaires du permis avaient versé cinq photographies du panneau dans un coffre-fort numérique dont les dates de dépôt ne pouvaient pas être modifiées. Deux ans plus tard, un huissier a constaté le contenu de ce coffre-fort, s’est rendu sur les lieux pour vérifier la géolocalisation et a pris de nouvelles photographies. Complétées par des attestations, ces constatations ont été jugées suffisantes pour établir l’existence et la continuité de l’affichage, alors même qu’aucun constat n’avait été dressé sur le terrain au moment de l’affichage.

La preuve de la réalité, de la régularité et de la continuité de l’affichage du permis de construire sur le terrain peut être apportée par le bénéficiaire du permis de construire par tout moyen.

Point 5 de l’arrêt

Ce que Sealway en retient

Le juge apprécie la continuité de l’affichage au vu de l’ensemble des pièces produites. Des éléments numériques dont les dates ne pouvaient pas être modifiées y ont été pris en compte.

Lire l’arrêt sur le site du Conseil d’État →

Cet arrêt n’assimile ni un coffre-fort numérique ni Sealway à un constat de commissaire de justice. Il illustre la manière dont le juge examine l’ensemble des éléments produits.

Constituez vos preuves au moment de l’affichage.

Sealway ajoute à vos photographies ce qu’elles ne portent pas d’elles-mêmes : une date établie par un tiers qualifié et une intégrité que n’importe qui peut vérifier.

  1. 1

    Photographiez le panneau depuis l’application

    Trois prises de vue depuis l’application Sealway : une vue générale situant le panneau dans son environnement, une vue depuis l’espace public établissant sa visibilité de l’extérieur, une vue rapprochée permettant de lire l’ensemble des mentions. Une vidéo peut compléter la série. Les fichiers sont créés par l’application au moment de la capture.

  2. 2

    Enregistrez le contexte de la prise de vue

    Lorsque l’appareil dispose d’une position, les coordonnées de géolocalisation enregistrées lors de la capture sont inscrites dans le fichier avant le calcul de son empreinte, avec l’appareil utilisé. Elles peuvent ainsi être intégrées aux éléments de preuve. Il s’agit de données de contexte fournies par l’appareil, non d’une constatation de position par un tiers indépendant.

  3. 3

    Horodatez la preuve

    Sealway calcule l’empreinte cryptographique SHA-512 de chaque fichier et fait horodater l’ensemble par un prestataire de services de confiance qualifié, conformément au règlement eIDAS. L’horodatage électronique qualifié bénéficie d’une présomption d’exactitude de la date et de l’heure et d’intégrité des données auxquelles il se rapporte (art. 41, § 2). La date ne dépend ni de l’horloge ni des métadonnées du téléphone.

  4. 4

    Conservez un dossier de preuve vérifiable

    Le dossier de preuve regroupe les fichiers originaux, leurs empreintes SHA-512, le jeton d’horodatage qualifié, les informations de contexte, les références de l’ancrage multi-blockchain réalisé pour chaque preuve, et les éléments nécessaires à une vérification ultérieure, sans dépendre de Sealway. L’horodatage qualifié reste le socle de la valeur probante ; l’ancrage vient en complément. Regroupez les preuves d’une même opération dans un dossier Sealway. Les dossiers de preuve peuvent être conservés dans Sealway avec un abonnement de stockage, et téléchargés pour rejoindre votre propre archivage.

Documentez l’affichage dans la durée.

Une photographie établit un élément à un instant donné. La continuité de l’affichage se documente par une série de preuves réparties dans le temps et cohérentes entre elles.

  1. J0

    Jour de l’affichage

    Vue générale, vue depuis la voie publique, panneau lisible. Preuve Sealway dès la pose du panneau.

  2. J15

    Première reprise

    Mêmes cadrages, même point de vue. Le panneau est toujours en place et lisible.

  3. J30

    Mi-période

    Nouvelle série. Chaque preuve porte sa propre date, indépendante des précédentes.

  4. J45

    Troisième reprise

    Nouvelle série. En cas de dégradation ou de remplacement du panneau, documentez-le immédiatement.

  5. J60 et après

    Fin des deux mois, puis chantier

    Série de clôture de la période continue de deux mois, puis captures espacées jusqu’à la fin du chantier, pendant lequel l’affichage reste obligatoire.

Exemple de protocole interne de documentation. La réglementation n’impose pas cette fréquence de prises de vue : elle impose un affichage continu pendant toute la durée du chantier et laisse au bénéficiaire la charge d’en apporter la preuve. Un constat de commissaire de justice et des attestations de personnes sans lien avec le bénéficiaire peuvent compléter ces éléments.

Ce que Sealway ajoute à une photographie.

Une photographie classique reste un élément de preuve potentiel. Sealway y ajoute des mécanismes indépendants permettant d’établir son existence et son intégrité à une date déterminée.

Comparaison entre une photographie classique et une preuve Sealway
Critère Photo classique Preuve Sealway
Fichier original Oui Oui
Date EXIF ou de l’appareil Oui Conservée comme métadonnée du fichier
Date indépendante du téléphone Non Horodatage électronique qualifié
Intégrité vérifiable Limitée Empreinte SHA-512 et horodatage qualifié
Géolocalisation contextuelle Éventuellement Intégrable au dossier de preuve, couverte par l’empreinte
Vérification ultérieure par un tiers Dépend du fichier Dossier de preuve vérifiable indépendamment

Ce que l’horodatage qualifié change pour l’affichage du permis.

Le cœur de la valeur probante d’une preuve Sealway est l’horodatage électronique qualifié. L’ancrage blockchain vient en complément, pour la vérification.

  • Empreinte SHA-512 de chaque fichier : la preuve porte sur cette version exacte ; modifier le fichier change l’empreinte, et l’empreinte ne permet pas de reconstituer le fichier.
  • Horodatage électronique qualifié : présomption d’exactitude de la date et de l’heure et d’intégrité des données (règlement eIDAS, art. 41, § 2). La date ne vient ni de l’appareil, ni de Sealway.
  • Dossier de preuve vérifiable sans Sealway : certificat, manifeste, jeton d’horodatage et empreintes, avec les références d’ancrage sur blockchains publiques.
Le mécanisme en détail : créer une preuve à partir de vos fichiers

Questions des directions juridiques

Ce que Sealway fait, et ce qu’il ne prétend pas faire.

Sealway remplace-t-il un constat de commissaire de justice ?
Non. Un constat de commissaire de justice repose sur les constatations personnelles d’un officier public et ministériel et dispose d’un régime probatoire propre. Sealway permet de constituer des éléments de preuve numériques horodatés, dont l’intégrité et la date sont vérifiables. Les deux démarches peuvent être complémentaires.
Le constat de commissaire de justice est-il obligatoire ?
Non. La preuve de l’affichage peut être apportée par tout moyen. Le constat de commissaire de justice reste toutefois un moyen de preuve particulièrement solide.
Une seule photo Sealway suffit-elle à prouver deux mois d’affichage continu ?
Non. Une photographie établit un élément à un instant donné. Pour documenter la continuité, il est pertinent de constituer plusieurs preuves réparties dans le temps et de conserver tout autre élément utile : attestations, constat, échanges avec l’entreprise chargée de la pose du panneau.
Sealway certifie-t-il la position GPS ?
Non. La géolocalisation constitue une information de contexte enregistrée avec la preuve. L’horodatage qualifié porte sur la date, l’heure et l’intégrité des données auxquelles il est lié ; il ne constitue pas, à lui seul, une constatation physique de la position par un tiers indépendant.
Pourquoi ne pas simplement conserver les photos du téléphone ?
Parce que leur date repose sur des métadonnées que l’appareil écrit et qu’un logiciel peut modifier. Dans sa décision du 10 mars 2025 (n° 472387), le Conseil d’État a admis qu’une cour écarte, pour ce motif, la date de photographies produites par le bénéficiaire d’un permis. Sealway conserve ces métadonnées, mais fait reposer la date sur un horodatage qualifié délivré par un tiers, et l’intégrité du fichier sur son empreinte cryptographique.

Références

Textes et décisions cités sur cette page, vers leurs sources officielles.

Sealway ne fournit pas de conseil juridique. Ces références sont données à titre d’information ; la valeur probante des éléments produits est appréciée par le juge.

Structurez la preuve d’affichage de vos opérations.

Centralisez les photographies, leur horodatage et les éléments de vérification de chaque opération dans un dossier de preuve exploitable par vos équipes juridiques.

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